dermo-épidermite infectieuse ulcérante - (désespérée ?)

6 juin 2012 *** la patiente souffre déjà depuis 48 ans d'ulcères interminables

dermo-épidermite infectieuse ulcérante

19 juillet 2012 *** les ulcères initiaux étaient vite partis, mais les problèmes d'hypodermite et d'eczéma posent quelques problèmes

dermo-épidermite infectieuse ulcérante

16 septembre 2012 *** un essai mal venu avec les plaques modernes (Biatain AG) a déclenché un eczéma de contact, avec des poussées à distance (bras, tronc, figure)

dermo-épidermite infectieuse ulcérante

18 septembre 2012 *** entretemps, les proches de cette patiente en ont marre (avec cette crasse huileuse: la WAX-CICA sur toute la jambe)

dermo-épidermite infectieuse ulcérante

29 octobre 2012 *** la peau commence à se stabiliser, l'inflammation diminue (des dizaines de kilo de WAX-CICA) déjà utilisées

La dermo-épidermite infectieuse ulcérante des membres inférieurs

Une guérison rarement parfaite

La dermo-épidermite infectieuse des membres inférieurs, classée comme une des variétés de l'eczéma microbien, est une dermatose à multiples facettes, dont la guérison est rarement parfaite.

Siégeant sur les jambes où elle prédomine sur les régions sus-malléolaires et remonte un peu au-dessus du mollet, la dermo-épidermite microbienne se présente comme un vaste placard continu ayant tous les caractères de l'eczéma. L'épiderme est érythémateux, près de suinter en certains points. Le prurit est vif. La note infectieuse est donnée par les squames épaisses imbriquées, sous lesquelles des zones humides se cachent, de véritables lacs de suppuration. A la périphérie des placards, on observe assez souvent un décollement épidermique en collerette qui signerait la participation streptococcique.

L'évolution des lésions est chronique, marquée par des poussées qui les étendent vers le cou de pied ou vers la partie haute de la jambe mais aussi, occasionnellement, par des lésions à distance (visage, membres) dont l'apparition est souvent due à un essai thérapeutique mal venu.

Les terrains de prédilection de la dermo-épidermite infectieuse ulcérante des membres inférieurs

1) Le terrain circulatoire

Le terrain circulatoire joue un rôle déterminant: il s'agit toujours de variqueux, aux antécédents phlébitiques, sujets à des accidents réitérés de thrombophlébite superficielle. La palpation de la partie interne du placard découvre souvent tout un bloc de dermo-hypodermite en coulée au sein duquel le doigt perçoit le trajet d'une veine. Ce sont les placards de dermo-hypodermite qui constituent l'élément pronostic déterminant. S'ils sont peu marqués et si l'on obtient leur rétrocession, la guérison de la dermo-épidermite peut être assez durable. Si par contre, ces placards sont importants, étendus et profonds, ils entretiendront l'infection et les troubles circulatoires qui conditionnent l'atteinte superficielle.

Il y a quatre voies d'infection: 1) la plaie de grattage / 2) l'ulcère de jambe / 3) les placards de dermo-hypodermite / 4) l'eczéma variqueux

2) Le terrain eczémateux et allergique

En cause: Les accidents d'intolértance aux thérapeutiques locales susceptibles de déterminer un suintement des lésions et surtout les poussées extensives à distance qui se manifestent très volontiers par un eczéma du visage. Egalement les accidents d'intolérance aux bandes élastiques.

La durée des soins

La guérison de la dermo-épidermite infectieuse des membres inférieurs ne peut être obtenue que par la succession de soins qui durent souvent de longues semaines. Le traitement des lésions des jambes est minutieux. La guérison est rarement parfaite. Il persiste habituellement une tendance desquamative sur quelque foyer, souvent autour d'un ulcère. Aussi est-il indispensable de maintenir un traitement local antiseptique pendant longtemps.

Une aggravation des lésions et une poussée à distance sont la sanction d'essais thérapeutiques malheureux. Elles résultent parfois d'intolérances imprévisibles à la médication de prescription.

Une cicatrisation parfaitement naturelle, de bien meilleure qualité, durable, grâce à l'action synergique:

1) Des applications épaisses de WAX-ARGILE, une fois par jour,

2) de l'ortho compression multicouches, qui suit les poussées d'hypodermite nécrosante à distance,

3) d'un repos allongé, plusieurs fois par jour, et

4) de soins minutieux de très longue durée

Une cicatrisation parfaitement naturelle de qualité supérieure, même pour les cas extrêmes

Le nombre et la superficie des différents placards de dermo-hypodermite n'auront plus aucune importance ! Le nombre d'échecs déjà enregistrés n'a plus aucune importance !

Par contre, il sera très important pour le patient d'arêter de fumer ! (Pour les éthyliques, l'espoir de guérison est assez mince, ni avec les traitements classiques, ni avec les traitements naturels.)

dermo-épidermite infectieuse ulcérante

6 décembre 2012 *** C'est gagné ! (Après exactement six mois de soins méticuleux à la WAX-CICA et une ORTHO COMPRESSION DYNAMIQUE).

dermo-épidermite infectieuse ulcérante

5 février 2013 *** La patiente supporte déjà très bien le bas Ulcertec à sa jambe droite. La jambe gauche ne s'est pas encore habituée au bas Ulcertec.

dermo-épidermite infectieuse ulcérante

25 février 2013 *** La jambe gauche s'améliore. Le bas Ulcertec est de mieux en mieux toléré.

dermo-épidermite infectieus ulcérante

6 mars 2013 *** C'est gagné pour toujours ! La patiente se sent très bien avec ses bas Ulcertec aux deux jambes.

jambes devenues normales

10 avril 2013 *** Entretemps, on enfile d'abord une longue chaussette Tubifast, une protection excellente pour la peau, avant la pose des bas Ulcertec.

6 juin 2012


















Jambes oedématiées, suintantes, ocres. Présence de deux ulcères à la jambe gauche et un énorme placard eczémateux à la jambe droite. Une succession d'ulcères pendant 48 ans. Patiente a eu le pied gauche presque totalement sectionné, il y a 30 ans, lors d'un accident. Cette photo date du 6 juin 2012.


















27 mai 2013 *** On peut enfin commencer à parler d'une jambe !

IL A FALLU 12 MOIS DE TRAVAIL SOIGNEUX !

IL A FALLU 12 MOIS DE COMPRESSION MULTICOUCHES DIGNE DE CE NOM !

IL A FALLU 12 MOIS DE PROTECTION PAR UNE WAX-ARGILE !

CETTE PATIENTE A EU DES PERTES DE SUBSTANCE DE JAMBE PENDANT LES DERNIERES 48 ANS DE SA VIE ! (citation du 6 juin 2012)CONSULTEZ LES DOSSIERS "JOKER" et "SCREAM" !)

ENFIN, GRÂCE A LA ROLLS DE LA CONTENTION : LES BAS DE CONTENTION "ULCERTEC", CETTE PATIENTE NE DEVELOPPERA PLUS JAMAIS DES ULCERES DE JAMBE !

RESULTAT FINAL : UNE CICATRISATION PARFAITEMENT NATURELLE DE BIEN MEILLEURE QUALITE ESTHETIQUE !

Actuellement, cette patiente se considère "guérie".

Personnellement, je la considère "stabilisée".

Il n'y a plus de plaies : c'est exact. Il n'y a plus de pertes de substance : c'est exact.  Il n'y a, bien sûr, plus d'ulcères de jambes : c'est exact. Il n'y a plus d'eczéma : c'est exact.

(Situation en 2013) : Par contre, il y a encore de multiples petites collerettes séchées, prêtes à tomber - au niveau des anciennes pertes de substance (appelez ça "anciens ulcères de jambes", ou appelez ça "anciennes escarres" si vous voulez). JAMAIS MASSER UNE TELLE PEAU. (Pas masser avec de l'huile, pas masser avec une crème... NE PAS MASSER DU TOUT !  Seulement une petite douche rapide par semaine ! Ne pas laver les jambes les autres jours ! On est confronté à une peau ultrafragile !).  On a envie d'accélérer le décollage des collerettes. ERREUR - ERREUR - ERREUR. Vous provoquerez de nouvelles pertes de substance. (Ensuite, il faudra recommencer tout le travail, pendant un ou deux mois). NE TOUCHEZ PAS AUX COLLERETTES, ELLES TOMBERONT TOUTES SEULES !        (Parmi les dizaines et dizaines de collerettes qui tomberont toutes seules, il y en aura 7 ou 8 ou 9 qui laisseront une très fine cicatrice encore légèrement ouverte, légèrement suintante. On les couvre avec un léger film de Wax-Argile - avec un léger pansement - pendant 7 jours. Ensuite, on continue avec un léger film de Daktozin pendant 14 jours. La peau sera parfaite !) :      Une toute nouvelle peau bien rajeunie apparaîtra ! 

A la jambe droite, cette patiente porte seulement un fin bas de protection (le sous-bas Ulcertec). La jambe droite qui a toujours été la jambe la plus malade est devenue la meilleure jambe. La jambe droite ne gonfle plus du tout.

A la jambe gauche, cette patiente porte d'abord le bas de protection Ulcertec, couvert par un long bas de contention type Kentall (classe I de contention). Sans ce bas, la jambe gauche gonfle encore. En plus, la jambe gauche souffre d'une vascularisation artérielle "limite". Le bout de l'orteil ne supporte même pas le contact avec le bas. : Tous les jours, on est obligé de tirer un peu sur l'extrémité du fin bas blanc Ulcertec (pour qu'il pende un peu dans le vide et pour qu'il ne touche pas l'extrémité de l'orteil). La moindre pression risque de causer une escarre.

REFLEXIONS...

1) Sans aucun appui diagnostique spécialisé,(appuyé uniquement par une bonne intuition), c'est la "juste" compression multicouches (forte), bien amortie par une couche importante de Wax-Argile (allant de 5mm à 3 cm), qui était à l'origine d'une amélioration substantielle de la circulation sanguine de cette patiente (considérée comme un cas désespéré). Quand toutes les pertes de substance étaient finalement guéries... plusieurs examens techniques ont encore été faits. (J'ai craint, à un certain moment, qu'une petite perte de substance très douloureuse - persistante - au bout de l'orteil gauche était la conséquence d'une souffrance artériellelle profonde (et j'ai dû demander ces examens - par acquit de conscience -par l'intermédiaire du médecin traitant)...Effectivement : les examens ont montré des dégâts artériels d'une telle importance, qu'il n'y avait même plus question d'opérer. Malheureusement pour mes "amis" vasculaires, (comme par miracle), LE JOUR DE L'EXAMEN APRES 2 MOIS D'ARGILER : la petite escarre de l'orteil s'était fermée. (SINON, ILS AURAIENT TROUVE ENCORE UNE BELLE EXCUSE POUR OPERER). Le médecin vasculaire a dû admettre : CONTINUEZ A SURVEILLER LES JAMBES DE CETTE CLIENTE ET AU MOINDRE PROBLEME.... VOUS SAUREZ CE QUE VOUS DEVEZ FAIRE.

Pour moi c'est évident :

1) La Bentonite a amélioré la circulation artério-veineuse, ainsi que l'oxygénation de la jambe !                                                                                                                      2) La compression multicouche - oh quelle chance que les examens vasculaires n'ont pas été effectués pendant la phase aigue ! - a aussi amélioré la circulation veineuse, évidemment !

3) Un tel succès en "soins" est le fruit d'importants efforts et de longues heures de travail sur les genoux devant la patiente. Par rapport au travail effectué, on ne gagne presque rien financièrement. Mais quelle satisfaction - impayable - d'avoir REUSSI !

4) Qu'est-ce qui compte vraiment ? Le fait de bien "rester entre les lignes..." ? Ou le fait d'avoir réussi un exploit....."en dehors des lignes".... ?

5) Il fallait en premier lieu la pleine collaboration de la patiente elle-même et de sa famille !

6) J'ai eu la chance que le médecin traitant a été parfaitement aligné à mon approche et qu'il m'a constamment défendu !

7) On peut dire que les deux membres inférieurs de cette patiente sont devenus enfin de vraies jambes : dignes d'une "métamorphose" !

7 JANVIER 2014 *** Une situation stabilisée. La patiente porte encore de longs bas de contention "Kendall" - classe de compression I. Toutes les collerettes sont parties. La peau est ultra mince. Il n'y a plus d'inflammation. La patiente ne ressent plus aucune douleur dans ses jambes. On ne voit plus les marques des anciennes cicatrices. Pari gagné !